Review

On termine l'année tout en magie avec Akashic Records!

By Keitsuya
Dec 29, 2017 23:25

Petite perle bourrée de magie pour clore l’année 2017 ! Roku de Nashi Majutsu Kōshi to Akashic Records (Akashic Records of the Bastard Magic Instructor) a marqué le printemps dernier à grand renfort de 12 épisodes réalisés par le studio LIDEN FILMS (Arslan Senki, Terra Formars). Cet anime que nous nommerons Akashic Records pour simplifier votre lecture adapte les Light Novels du même nom, comportant à ce jour 8 volumes écrits par Hitsuji Taro. La série de romans a débuté en 2014, tandis que le manga dessiné par Tsunemi Aosa en est à son sixième volume, le premier ayant vu le jour en 2015.

Sistine à l’école des magiciens

Difficile de dire si nous suivons l’histoire de Sistine, jeune fille téméraire et pleine de talents fréquentant la plus grande école de magie du royaume, ou bien celle de Glenn, jeune homme paresseux et énergumène sur les bords, devenu récemment professeur. Qu’importe ! Le contexte est rapidement établi, l’univers nous apparaît clairement comme étant un monde fantastique où la magie est une science, une arme ou un don. Elle n’est pas innée, mais le résultat d’un long apprentissage théorique et pratique se déroulant à l’Académie Impériale de Magie d’Arzano.

On entre dans le vif du sujet sans attendre dès les premières minutes qui mettent en avant nos personnages principaux : Sistine, l’étudiante modèle et son amie Rumia, plus réservée mais non pas moins passionnée et volontaire. A ces deux amies complémentaires ne tarde pas à s’ajouter Glenn, un personnage au premier abord banal et cliché sur bien des points, qui s’avère néanmoins être terriblement charismatique et mystérieux malgré lui. A l’inverse de Sistine passionnée par la magie depuis toujours, Glenn semble éprouver un certain dégoût pour cette discipline, qu’il se retrouve contraint d’enseigner à de jeunes adolescents.

Des personnages frustrants

Pour la plupart, les personnages sont assez bien exploités et leurs personnalités développées. Néanmoins, certains restent des mystères à part entière. Le syndrome des 12 épisodes y est sans doute pour beaucoup : des personnages intrigants apparaissent, puis disparaissent avec plus ou moins de subtilité, ils se font oublier, puis réapparaissent, laissant sous-entendre leur importance avant de tomber à nouveau dans l’oubli. C’est agaçant mais cela fait durer le suspense jusqu’au bout et espérer une deuxième saison pour enfin décortiquer tout ça ! Il est regrettable cependant que les étudiants de Glenn ne soient pas rapidement présentés individuellement en amont. Nous découvrons leurs capacités au bout de quelques épisodes, mais l’effet de groupe laisse un sentiment de bâclage. Enfin, il y a ce personnage, tout à fait adorable mais dont le scénario récurrent donné à son statut frôle le stéréotype à tel point que c’en devient alarmant. En outre, Glenn reste le personnage le plus exploité en terme d’histoire et de personnalité, bien qu’il parvienne à garder jusqu’au bout cette part de mystère qu’il nous fait ressentir dès les premiers épisodes. Coup de cœur personnel pour le personnage de Re-L, qui pour le coup était une agréable surprise. Bien qu’Akashic Records ne manque pas de scènes comiques, Re-L en rajoute une bonne couche à son insu et ça fait plaisir !

Le problème des Light Novels

Nous avions déjà abordé la question des adaptations animées des lights novels avec Red Data Girl, et nous retrouvons ici la même problématique. En effet, le roman comme le manga sont toujours en cours au Japon, et l’anime ne parvient pas à combler toute la suite scénaristique en seulement 12 épisodes. Ainsi nous avons ces scènes qui nous laissent parfois ce sentiment d’incompréhension, de manque, bien qu’Akashi Records soit beaucoup moins flagrant à ce niveau. Il y a ces intrigues soulevées en amont, puis abandonnées ou non résolues. Outre la durée limitée de l’animation, ce « problème » récurrent lorsqu’on parle d’une adaptation du genre témoigne du fait que malgré d’agréables graphismes, et de la vie donnée aux personnages, l’écriture reste un art à part entière, permettant de faire passer nombre d’idées et d’émotions.

Les musiques ne sont pas exceptionnelles mais le rendu final fait d’Akashic Records un anime facile à regarder avec un ton humoristique contrastant avec une trame de fond plus sombre, des effets et scènes d’action intéressantes et un chara-design plaisant (bien que j’ai beaucoup de mal avec … La chose que Sistine a sur la tête : cheveux ? nœuds ? oreilles de chat ? J’hésite encore !)

Notation

OST ♥♥♡♡♡

Emotion ♥♥♡♡♡

Scénario ♥♥♡♡♡

Graphisme ♥♥♥♡♡

Personnages ♥♥♥♡♡

 

P.S : Ne vous laissez pas déstabiliser ou décourager par le premier épisode qui rassemble tous les clichés du « shônen harem » ! On me dit dans l’oreillette que Glenn est un adulte responsable qui ne touchera pas à ses élèves … Sur ce, bonnes fêtes de fin d’année à toutes et à tous !

Synopsis :

Sistine Fidel ne pense qu’à une seule chose : devenir une magicienne accomplie afin de réaliser le rêve de son défunt grand-père. Pour ce faire, elle intègre l’école de magie du royaume d’Arzano, où elle étudie avec application, aux côtés de sa meilleure amie, Rumia. Cependant, son professeur préféré se retire, et un nouvel enseignant semblant mépriser la magie qu’elle adore et ne possédant aucune once de pédagogie ne tarde pas à le remplacer. Il se nomme Glenn Radars et a été recommandé par la meilleure magicienne de l'école.

Genre : School Life,Comédie,Magie,Shonen,Action

Trailer

Licencié en France par Crunchyroll, en simulcast/streaming.

Mots clés : ANIME