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Ôkami Shôjo to Kuro Ôji : De l’esclavagisme humiliant à la romance

By Keitsuya
Dec 17, 2017 02:42

Ôkami Shôjo to Kuro Ôji (Wolf Girl & Black Prince) est l’adaptation animée du manga éponyme d’Hatta Ayuko (Bye Bye Liberty), prépublié en 2011 dans le magazine Betsuma. Si le manga aujourd’hui terminé contient 16 volumes, c’est des 12 épisodes réalisés par le biais du studio TYO Animations (One Off, Sengoku Musou, Tamayura) dont nous parlerons aujourd’hui.

Comme le titre l’indique, c’est à un shôjo pur et dur auquel nous sommes cette fois confronté(e)s ! Erika vient d’entrer au lycée et pour s’intégrer au sein d’un groupe de filles tendance, elle n’hésite pas à mentir sur son petit ami. Petit ami qui n’existe pas, du moins pas encore.

 

Un début plutôt intéressant

Bien qu’étant totalement « shôjophobe », j’en témoigne : les cinq premiers épisodes ne sont pas inintéressants. Ils présentent les personnages principaux et secondaires, le contexte, la problématique et sa résolution si l’on peut dire. Erika a menti à ses camarades pour s’intégrer, ces dernières commençant à nourrir quelques doutes, elle n’a d’autre choix que de trouver un petit ami. L’heureux élu s’avère être l’idole du lycée, Sata Kyoya, qui sous ses airs de beau prince trop classe et trop gentil se révèle être un insupportable et insensible sadique. Néanmoins prête à tout pour garder secret son inexpérience avec les garçons, Erika s’engage à obéir aux moindres désirs du jeune homme tant qu’il accepte de jouer le rôle de son petit ami au lycée.

Agacement profond, impatience, peine, pitié, colère, tant d’émotions par lesquelles nous font passer inévitablement cette relation de « maître à chien » que vivent la trop innocente Erika et le charmeur Kyoya qui ne cesse de la faire tourner en bourrique. Quelques scènes comiques arrivent néanmoins à point nommé à chaque épisode pour nous tirer un sourire amusé.

Un scénario manqué

Des personnages peu exploités, voire pas du tout pour certains et un scénario vu et revu dans la seconde partie de l’anime viennent ternir l’aspect global de l’histoire. Hormis les deux tourtereaux, il y aurait eu des personnages intéressants à exploiter plus en profondeur. Par exemple les deux meilleurs amis des personnages principaux, toujours là quand on a besoin d’eux mais dont on ne sait au final pas grand-chose. On assiste également à une succession de personnages secondaires sans intérêt, qui tentent tant bien que mal d’apporter un plus à une histoire tout à fait apte à se passer d’eux.

Enfin, cet anime se voit attribuer l’un des flashbacks les plus redondants en la matière, celui qui revient sans cesse – presque tous les deux épisodes – toujours identique, sans jamais apporter d’indice supplémentaire. Bien que sur le fond, la relation entre Kyouya et Erika soit peu réaliste, et la voix de cette dernière particulièrement agaçante par moments, le charadesign lui, reste simple mais sympathique, une fois habitué(e) aux grands yeux de notre héroïne. Les couleurs sont attrayantes, malgré des arrière-plans statiques.  

En outre, une histoire qui aurait pu sortir du lot, par les thèmes de la soumission et de l’attachement (pour ne pas dire du syndrome de Stockholm) qu’elle aborde, malheureusement rattrapée par la légèreté clichée du genre shôjo !

Notation

OST ♥♡♡♡♡

Emotion ♥♥♡♡♡

Scénario ♥♥♡♡♡

Graphisme ♥♥♡♡♡

Personnages ♥♡♡♡♡

Synopsis :

Erika Shinohara, vaniteuse élève de seconde, fait croire à tout le monde qu'elle vit une histoire d'amour sulfureuse et passionnée. Pourtant, à l'âge de 16 ans, Erika n'a même jamais eu de copain. Sommée d'apporter une preuve de son idylle, elle prend en photo un beau jeune homme croisé dans la rue qu'elle présente comme son petit ami. Malheureusement, celui-ci s'avère être un élève de son lycée dont la sournoiserie n'a d'égale que sa grande beauté. Erika se retrouve alors piégée par Sata, ce dangereux manipulateur qui ne taira son mensonge que si elle devient son esclave…

Genre : Comédie,Romance,Shojo

Trailer
  • Licencié en France par J-one (Simulcast / Streaming)  et ADN (Simulcast / Streaming).
  • Egalement adapté en Live Action en 2016

Source : Nautiljon

Mots clés : ANIME